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| La révolution russe de 1905 |
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La Révolution russe de 1905 : annonce d'un régime constitutionnel
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Dans le Manifeste impérial de 1905 (30 octobre), Nicolas II promet une constitution. "L'agitation et les troubles, dans les capitales et dans de nombreuses régions de Notre Empire, remplit Notre coeur d'un grand et lourd chagrin. Le bien-être du souverain russe est inséparable du bien-être de ses peuples, et leur chagrin est son chagrin. (...) Le grand voeu du serment impérial Nous ordonne de Nous efforcer de toute la puissance de notre Raison, de toute la force de Notre autorité, de mettre fin le plus promptement possible à cette agitation si périlleuse pour l'État. (...) Nous imposons au gouvernement l'obligation d'exécuter Notre volonté inflexible:
Nous faisons appel à tous les fils fidèles de la Russie et Nous les conjurons de se rappeler leur devoir envers le pays, de prêter leur concours en mettant fin à des troubles sans précédent et de faire avec Nous tous leurs efforts pour restaurer la tranquillité et la paix dans Notre Patrie." Cité dans GOTHIER, Louis, TROUX, Albert, "Recueil de textes d'histoire, t.IV, L' époque contemporaine, (1789-1870)" , Liège, Dessain, 1962, p.134. Source: © CLIOTEXTE, 1997-2001, Patrice Delpin |
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"M. Germain (1) a gardé de son entretien avec Poliakov (2) l'impression que tous les groupes financiers importants d'Europe font en ce moment d'actives démarches pour participer aux affaires que le retour de la paix et la liquidation des dépenses de la guerre (3) vont sans doute faire éclore en Russie. M. Germain est d'avis que nous devons nous mettre sur les rangs (...). Il faudrait offrir 100 millions, que fourniraient sans difficultés les établissements français (...). Dans toutes vos conversations avec les représentants du gouvernement russe, insistez sur les avantages que trouvera la Russie à élargir en France la clientèle de ses emprunts. Le marché anglais peut à tout instant lui être fermé par la politique, et la France lui offre une garantie contre cette éventualité. (...) M. Germain pense que c'est le moment d'agir très activement pour prendre pied en Russie et pour jouer le rôle qui nous convient dans les grandes opérations qui s'élaborent. Tâchez de trouver des appuis influents, c'est pour vous le point le plus important et le plus délicat." Lettre de Mazerat, directeur parisien du Crédit lyonnais, adressée au directeur de l'agence du Crédit lyonnais à Saint-Pétersbourg, 18 mars 1878 (1) Maître du Crédit lyonnais (2) Constructeur russe de chemins de fer, alors en voyage d'affaires à Paris (3) Guerre russo-turque de 1877-1878 Source: © CLIOTEXTE, 1997-2001, Patrice Delpin |
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